«Artistism” fills in the emptiness of “isms”

For a long time, we have heard nothing about artistic movements, influences or styles. The «ism» of today’s art is nothing else but amateurism with an inclination towards «chaot-ism», trying through random, bad taste attempts to express itself. Such a diversity of «isms» such as impressionism, cubism, surrealism, dadaism, lettrism remains inaccessible for our contemporaries. Is the absence of «isms” a proof of their narrow-mindedness?

This emptiness between the past and the present systematically creates the same images and the same names giving the feeling that when all is said and done, nothing has happened in the art world… Young artists «condemned» to spend their time searching for places in which to exhibit their art, growing old while still called «young»

A magic but hypocritical formula: contemporary art from the past remains contemporary and present day contemporary art remains eternally young and never reaches its maturity. Over celebrating the values of the past leaves us incapable of appreciating the present.

Regarding its artistic past, the richer a country is, the more indifferent it will be to the art of the present. The progressive disappearance of philosophers has resulted in the absence of creation of future models.

This «fantasy» class of intellectuals who have the capacity to study and criticise models of society, to question the artistic or political orientation of society, is slowly but surely disappearing. Having lost the guidance of these «architects of the future», artists are now instinctively building their own creation.

The lack of media interest in contemporary art pushes the artist to learn to survive by himself: this is how the first worldwide Internet museum was created, gathering all kinds of art together. This worldwide museum which consists of an endless number of personal sites obliges society to revise its values and makes impossible the assimilation between the past and nowadays.

The main value of contemporary art is its relation with the reality of today's world, by which it is fed. Contemporary museums are for the living and should not become a «mausoleum» where we remember the dead. For those who have gone before, it would be better to create an «archive museum». This term should not be considered humiliating, as we are all the children of the works of past geniuses.

«Artitism» is nothing else but the renaissance of an artistic and creative imagination, an example of the evolution of the contemporary world, the natural counterweight to bureaucrats’ and the media censorship, which is nothing else than conservatism

«Artitism» is the natural counterweight to bureaucrats’ and the media censorship, which is nothing else than conservatism and is nothing else but the renaissance of an artistic and creative imagination, an example of the evolution of the contemporary world.

Alexis Terzieff Paris 2007

L’ «  artistisme » remplit le vide des « ismes »

Depuis bien longtemps déjà il n’est plus question de mouvements, directions et styles artistiques. «L‘isme» qui caractérise notre époque n’est rien d’autre que du «d’ilettant-isme» avec un penchant pour le «chaot-isme».

Les caractéristiques de «l’art» de notre temps s’expriment en tentatives convulsives d’originalité et de mauvais goût. Notre héritage est le présent effacé du visage du temps par la célébration des valeurs du passé. La diversité des «ismes» comme l’impressionnisme, le cubisme, le surréalisme, le dadaïsme, le lettrisme sont restés jusqu’à aujourd’hui des sommets inaccessibles à nos contemporains. L’absence des «ismes» actuels est-il un exemple de sa pauvreté intellectuelle ?

Plus un pays est riche de l’art du passé, plus l’art présent paraît lui être indifférent. La disparition progressive des philosophes provoque une absence de création des modèles du futur.

Cette «classe fantasque» d’intellectuels pourvue de la capacité critique d’évaluer le temps présent, de remettre en question l’orientation artistique ou politique de la société, a signé lentement, mais sûrement son arrêt de mort. Ayant perdu ces «architectes du futur», le créateur contemporain est passé dans la catégorie des constructeurs intuitifs de l’art actuel.

Le manque d’intérêt des médias pour l’art contemporain pousse l’artiste à s’autogérer pour survivre : d’où l’apparition sur Internet du premier et plus grand musée en temps réel «rassemblant» l’art contemporain. Composé d’une quantité «illimitée» de sites personnels d’artistes, ce musée mondial a imposé à la société la révision de ses valeurs : il n’est plus possible d’assimiler l’art du siècle passé à l’art contemporain.

Le vide fabriqué entre le passé et le présent propose invariablement les mêmes images, les mêmes noms, en créant l’impression que dernièrement «en fin de compte» il ne s’est rien passé dans le monde de l’art… Les jeunes artistes, «condamnés» à chercher sans fin des murs pour exposer, finissent par grisonner mais continuent à êtres appelés «jeunes» …  Une formule magique mais hypocrite : l’art contemporain du siècle passé «reste contemporain», l’art contemporain du présent reste éternellement jeune, n’arrivant jamais à «maturité».

La principale valeur de l’art contemporain réside dans sa relation avec la réalité du monde actuel, le milieu qui le nourrit. Un musée d’art contemporain devrait être un endroit où les vivants se rencontrent et non devenir un «musée mausolée» où l’on regrette les morts. Pour ces derniers, il faudrait plutôt créer des musées «d’archives». Il n’y a rien d’humiliant dans ces termes. Nous sommes tous les enfants de ces œuvres des génies du passé.

L’artistisme n’est rien d’autre qu’une renaissance de l’imagination dans la création artistique, un exemple de l’évolution du monde contemporain, le contrepoids naturel à une censure médiatico-bureaucratique qui n’est rien d’autre que du conservatisme.

Alexis Terzieff Paris 2007
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